Géométraux d’architectures classiques strasbourgeoises

Réalisation de géométraux de trois façades architecturales strasbourgeoises et classiques. Une fois leur dessin achevé, il était question de proposer des harmonies de colorations de façades possibles, répondant à l’histoire de la ville, à son style. Et, comme les trois bâtiments pris comme base se situent en face de la Cathédrâle de Strasbourg, les propositions s’inspirent alors de ce lieu culte.

 

Marie Huver, Place de la Cathédrâle, Strasbourg.

 

 

 

Dessin géométral des trois façades, réalisé sur Illustrator.

 

 

A travers cette première proposition, un équilibre des couleurs dans des harmonies de clair/obscur est recherché. En effet, pour chacune des façades un jeu de camaïeux est pensé. La première, peinte d’un camaïeu d’ocres, en référence au grès, au soleil ou encore à la lumière, représentant le Christ. La deuxième propose un camaïeu de grès des vosges, une simple évocation à ce matériau de construction traditionnel. Tandis que les déclinaisons bleutées de la dernière, sont des échos à la religion chrétienne, au culte de l’hygiène, une tradition chère à l’Alsace. Principe donnant alors une homogénéité d’ensemble, une harmonie, tout en reprenant les couleurs de Strasbourg.

 

 

Pour la deuxième suggestion, observons des relations harmonieuses entre des couleurs chaudes et des couleurs froides. Ici, l’enjeu de la coloration consiste à mettre en avant les façades, mêlant une couleur chaude avec une froide, tout en valorisant les devantures des commerces par le choix d’une teinte saturée. Ainsi, pour l’une, jeu entre un blanc cassé et un camaïeu de vert, écho au rayon vert de la cathédrale durant les deux équinoxes. Quant pour la seconde, une dominance de grès des Vosges, réchauffant la façade bleue, est préférée. Pour en arriver à un mélange entre un jaune très pâle associé à un bleu. Le tout, créant à nouveau, une homogénéité d’ensemble dans un quartier culturel.

 

 

Pour en arriver aux harmonies fantaisistes, où un équilibre est produit, entre une couleur désaturée et une saturée, auquel est ajouté un gris pour les encadrements de fenêtres. Ainsi, pour chacune des trois façades est utilisée une teinte claire, alors que la boiserie et la devanture des vitrines sont peintes d’une teinte plus foncée. Une infinité de combinaisons harmonieuses est alors possible pour la coloration de ces bâtiments.